La cigarette électronique s’est faite une grande notoriété en l’espace d’une vingtaine d’années. Tout le monde la connaît aujourd’hui, beaucoup de fumeurs sont devenus vapoteurs et pourtant, les études pour lui trouver quelques méfaits se poursuivent. Au vu de leurs résultats, est-il vraiment prudent de basculer vers la vape ?

La cigarette électronique n’est pas une tueuse

Contrairement à la cigarette classique que l’on surnomme « la tueuse », l’e-cigarette n’a pas hérité de cette gêne. Bien qu’elle ait été calquée sur la version traditionnelle, elle n’a, en réalité, aucun lien avec elle. La cigarette électronique ne nécessite pas de combustion pour produire sa vapeur. Elle fonctionne plutôt grâce à une batterie et une résistance. Lorsque la batterie ou les accus sont est usagés, il suffit de les remplacer s’ils sont amovibles. Lorsque la résistance montre des signes de faiblesse, cela peut générer la notification Check Atomizer. Rassurez-vous, cela ne signifie pas que votre dispositif est en fin de vie. Il peut seulement s’agir d’un problème technique à corriger en quelques gestes. Une fois la défaillance traitée, la résistance permettra à nouveau de produire de la vapeur aromatisée.

Son mode de fonctionnement n’implique aucune substance ou matériau nocif pour la santé. L’absence de combustion, qui atteint généralement les 800°C, lui permet de ne pas dégrader les ingrédients composant l’e-liquide. La température de chauffe de cet appareil tourne autour de 200°C. A ce seuil, il lui est difficile de générer du monoxyde de carbone, du goudron ou encore des particules fines. Ce sont les substances responsables des maladies graves comme les cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies des voies respiratoires … Ainsi, comme elle n’en produit pas, l’e-cigarette ne risque pas de devenir une tueuse comme la clope.

Les effets du dispositif sur la santé sont moindres

Depuis son lancement sur le marché, la cigarette électronique éveille la curiosité de chacun, surtout des scientifiques. Ils sont nombreux à avoir mené et à toujours mener des études la concernant. Alors que certains ne lui ont trouvé aucun méfait qui pourrait nuire à la santé, d’autres en ont découvert. Il a par exemple été dévoilé que l’inhalation de la vapeur générait quelques désagréments sur le cœur. Même si cela peut effrayer, rassurez-vous, les effets sont minimes. Il en va de même pour la présence de métaux lourds dans certains e-liquides ou encore la production de monoxyde de carbone par certains appareils. Là encore, les scientifiques ont déterminé que même si leur présence était avérée, leur taux reste très en-deçà des quantités nocives pour la santé.

La seule leçon que l’on peut en tirer c’est qu’il faut rester prudent dans son utilisation et éviter tout abus. Il est également conseillé de la manipuler correctement et de ne surtout pas la brider pour la rendre plus puissante. Une surchauffe du dispositif augmente effectivement les risques de production de monoxyde de carbone et de goudron. Mieux vaut se limiter à la température de chauffe normale indiquée sur le dispositif. De même, il est déconseillé d’ajouter des ingrédients nocifs dans les e-liquides fait-maison. Le mieux c’est de rester fidèle à la formule de base composée de propylène glycol, de glycérine végétale, d’arômes et, éventuellement de la nicotine.

La présence de nicotine n’est pas systématique

Chez les fumeurs, c’est la nicotine surchauffée à la température de combustion qui rend très dépendant. Transmise à travers la fumée, la chaleur de celle-ci permet une absorption rapide du produit. Après seulement quelques tiges fumées, la personne devient dépendante.

Chez les vapoteurs, utiliser un e-liquide qui contient de la nicotine est un choix. En effet, tous les e-liquides n’en contiennent pas ce qui leur permet de ne pas s’exposer à une nouvelle dépendance. Qu’en est-il alors des vapoteurs amateurs des e-liquides nicotinés ? Ils ne sont pas à l’abri de la dépendance, mais les risques restent moindres. Il faut comprendre que dans le vapotage, la température de chauffe reste très en dessous de la température de combustion. Ainsi, même si la vapeur inhalée contient de la nicotine, son absorption par l’organisme est très lente. Résultat, la dépendance ne risque pas de s’installer trop tôt. Elle peut même ne jamais survenir si vous savez vous modérer.

Pour éviter de redevenir accro, il est conseillé de ne pas dépasser la dose minimale autorisée à savoir 20 mg/ml de e-liquide. Vous êtes même invité à adopter la dose la plus faible pour combler votre besoin en nicotine sans en abuser. Si la faible dose ne vous suffit pas, passez à la dose supérieure jusqu’à trouver la bonne teneur répondant à vos attentes. L’astuce c’est de choisir une teneur correspondant à votre profil. Si vous avez été un gros fumeur, vos besoins seront plus élevés. Si vous avez été un fumeur occasionnel, vous n’aurez même pas besoin de vapoter un e-liquide contenant de la nicotine.

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